Découvrez la Trajectoire de l’Impromantisme : une chronique poétique
- flamaellepro2
- 16 juil.
- 3 min de lecture
Bonjour et bienvenue sur ce premier article de mon blog.
Je vous propose une série de chroniques qui retracent mon parcours artistique à travers mon chemin de vie, mes inspirations et mes réalisations.
Cette synthèse réunit deux récits complémentaires d’une même trajectoire : l’un met en lumière les influences qui se tressent — peinture, poésie, mondes de fantasy et esthétique japonaise — l’autre suit le fil d’un parcours personnel, fait de paliers, de détours et d’instants d’éblouissement. Ensemble, ils dessinent un itinéraire qui ne se révèle qu’en marchant, comme une sente apparaissant sous le pas.
On y voit comment une attention ancienne à la lumière, aux ombres et aux intervalles devient peu à peu langage pictural ; comment les mots, les récits et les musiques ouvrent des passages ; comment la forêt s’impose comme motif et relation. L’art n’y est pas une échappée, mais une manière d’habiter le monde : retenir ce qui tremble, laisser l’émotion garder sa complexité, et apprendre à regarder jusqu’à ce que le réel se mette à vibrer.
J'ai choisi de découper ce récit en plusieurs époques classées chronologiquement.
Voici la première
Trajectoire de l'Impromantisme
Les Premières Traces : Imagination et Nature 🍃
Enfant, je collectionnais des poèmes et des histoires comme on ramasse des pierres — et je ramassais aussi des cailloux, des bouts de bois, des trésors de mes collines. Je passais de longues heures seule dans la garrigue, à construire des cabanes, à regarder la lumière glisser sur les paysages, à écouter la rumeur de la rivière Verdon du haut des falaises le surplombant, à suivre la course des fourmis ou des abeilles.
Je ne savais pas encore « faire », mais je savais déjà regarder longtemps : apprendre les ombres comme on apprend une langue, par patience et par écoute, jusqu’à ce que le réel se mette à vibrer, comme si la lumière avait une voix.
Dans ce silence, l’imaginaire s’est installé sans fracas : des forêts intérieures, des passages, des présences, comme si la féerie avait choisi la discrétion pour mieux durer. Récemment, j’ai compris que cette attention aux intervalles et aux atmosphères, préparait déjà l’œil : le ma ( 間 , l'espace entre les choses), m’enseignait à voir non seulement les formes, mais ce qui les relie et les sépare — la respiration même du regard.
En 2000, devenue jeune mère, seule avec mon garçon, assoiffée de littératures et en quête d’un point d’équilibre, j’ai accueilli la suggestion d’un ami : essayer l’acrylique, m’offrir un espace de respiration entre les obligations salariales et le quotidien familial, une fenêtre ouverte au milieu des jours serrés, un geste rapide pour retenir la lumière avant qu’elle ne s’éteigne. Je me suis donc lancée avec quelques tubes d'acryliques, des chutes de placo-plâtre et un livre sur les fées que cet ami m'avait confié.
Tolkien et les grandes terres de fantasy m’aidaient à digérer le quotidien, et les musiques de RPG japonais, français ou polonais ouvraient des portes invisibles. Mon fils poussait, baigné dans ces atmosphères car peu à peu, j'investissais la vieille tapisserie de notre appartement.
Quelques exemples de créations sur placo-plâtre : 2000 - 2001
Ents et nains dans la forêt
Besoin de changement : une première évolution
En 2002 - 2003, j'ai décidé que les murs et les chutes de placo, c'était peu commode pour continuer à peindre. J'ai donc cherché un support moins lourd, plus texturé, plus fiable.
C'est au supermarché que j'ai repéré les plaques qui séparent les packs d'eau sur les palettes. Un côté lisse, un côté tramé, format 50 x 70 cm, parfait pour avancer dans mon univers.
Les fées ont disparu car très vite, c'est le décor dans lequel elles avaient évolué qui m'intéressait : Le paysage est venu s'imposer.
D'abord très minéral, il s'est enrichi peu à peu sans que je cherche à remplir. Déjà nourri à l'imagination, à l'inspiration et à une individualité qui ne cessait de chercher un refuge, un lieu paisible, ces atmosphères m'ont permis de franchir un cap : celui de la construction intuitive.
Insconsciemment, je commençais à poser des mots sur les influences de courants artistiques. La trajectoire de l'Impromantisme, fusion entre impressionnisme et romantisme, contenait déjà les 5 grands I du romantisme : IMAGINATION - INSPIRATION - INDIVIDUALITE - INTUITION. Manquait juste l'Idéalisme mais après tout, ma façon de vivre ce quotidien de jeune maman, sans diplôme et entre jobs dans la restauration et comme femme de ménage tout en m'évadant dans la peinture incarnait cette notion.
Ma dernière toile à l'acrylique et sur ce support a surgit le soir du décès de mon père.
Elle allait ouvrir le travail que je poursuis encore aujourd'hui sur les arbres, les forêts, la recherche de lumière : Komorebi et le ré-enchantement par la nature.
Quelques exemples de réalisation sur support récupéré :
2002 - 2003
Premiers escargots Question de solitude Lune rouge Orage magique Impression d'orage Poème illustré : L'arbre Trois arbres RIP Papa


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